En quête de social

Publié le Publié dans Chronique

« Cette expression de « Cas social » peu flatteuse pointe du doigt les inégalités. Ces inégalités croissantes dénotent une accélaration de cette violence verbale et morale »

Quand je les reçois, ces personnes comme vous et moi, ont tous le plus souvent la même mine, le même regard, la même odeur, le même gène, le même sourire perdu… Pitoyables, non confiantes, faibles, désespérées… Ces personnes, comme vous et moi, sont appelées  dans le jargon de notre  métier… “Cas social“. J’ignore d’où vient cette appellation mais lors de chaque entretien au lieu d’un simple cas je vois une cascade…  Je sens au plus profond de moi une personne en difficulté et qui se bat… on dirait une personne qui cherche à se sauver d’une noyade. Une personne qui s’accroche mais en difficulté. En difficulté pour faire face aux exigences de la vie comme manger, se soigner, se vêtir, avoir des revenus, entretenir sa famille, sauver son honneur, en difficulté simplement pour rester dans la société.Quand je sors de ces entretiens à moitié consumés, je vois toujours qu’autour de moi la vie continue. Quoi de plus normal ! D’accord c’est évident ! Après tout, la vie continue mais… avec qui?

Il faut savoir tirer son épingle du jeu. Se battre sans relâche pour mériter sa place au soleil ou à l’ombre, ça importe peu! Il faut avant tout avoir une place. Je le dis parce qu’à partir de ma lorgnette il y a un défaut de place. Et les plus faibles sont toujours sommés de faire de la place… On dirait que dans notre société, la loi de gravitation passe par la graduation sociale.

Logique me diront certains… mais oui!  tant nous ne sommes pas concernés… Il faut admettre que ces personnes comme vous et moi sont juste en quête… En quête de social!

Ce n’est pas notre problème jusqu’au jour où nous serons dans la « merde » nous même… il faut le dire, nul n’est épargné, nous sommes tous vulnérables!

A qui la faute?

Je ne vais pas verser dans la polémique, le sujet est trop sérieux pour ça! Je m’en remets à la sagesse et à la sincérité du tribunal de la conscience de tout un chacun. De toute façon nous ne pouvons pas tous être coupable ! Et les seuls coupables auront forcément des complices…

Tous ces bourreaux  de près ou de loin coupables se jugeront eux même et mieux se condamneront en leur juste niveau de responsabilité, chacun en ce qui le concerne.

Espérant une remise en cause profonde de tous, je vous dis à bientôt en attendant,  je vous laisse réfléchir sur cette belle position… « Tout le monde compte ou personne ne compte ».

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